Philippe CASTRO, Responsable-Commercial chasseur B2B dans l'IT Enseignant en négociation commerciale dans les grandes écoles de commerce. Pratiquant passionné de moto et d'alpinisme. Elève-pilote d'avion (VFR).
Il est étonnant que la chanson la plus optimiste que je connaisse s'appelle... Le mal de vivre !
Voici un texte que j'ai écrit, paru dans la lettre d'avril 2021 de l'association Dynamique Cadres dans laquelle il est question de se créer un tremplin pour mieux rebondir.
Je m'appuie, comme vous l'aurez compris, sur la chanson de Barbara
Témoignage : La joie de vivre
Comme le disait Barbara dans sa chanson éponyme " Ça ne prévient pas quand ça arrive... Le mal de vivre ".
La chute de moral (ou le mal de vivre), que nous connaissons tous, à un moment ou à un autre. Que l'on soit en poste ou pas. Quand nous ne sommes pas en poste, nous la ressentons d'autant plus fort. Et plus souvent, il faut le dire.
Pouvons-nous faire quelque chose pour l'éviter ? La réponse est « non ».
Pouvons-nous faire quelque chose pour nous en débarrasser, ou simplement ne pas se laisser submerger ? La réponse est « oui », surtout si l'on fait le nécessaire pour.
Et comment peut-on faire le nécessaire ? Chacun a sa/ses méthode(s). Nous en avons cité quelques-unes : s'occuper, prendre des cours, ne pas rester isolé...
Pour ma part, je commencerai par relater ici une « aventure » qui m'est arrivée avec Dynamique Cadres, voici plus de 10 ans. Je venais d'arriver, « parachuté » dans un GAD qui se réunissait chaque semaine dans une salle en étage d'un café du quartier des Halles. J'étais alors en pleine recherche d'emploi. Et inutile de préciser ici que je ne connaissais personne parmi ces nouvelles têtes. J'étais en présence de gens qui ne travaillaient pas dans mon domaine d'activité. Une seule personne occupait des fonctions un peu similaires aux miennes. Bref, nous n'étions pas en concurrence les uns les autres (merci aux organisateurs qui nous attribuent les GAD).
En début de réunion, chacun de nous se présente à tour de rôle. C'est super-utile de s'entrainer à se présenter pour travailler les entretiens d'embauche. Et même si le premier but de ces présentations est de s'améliorer grâce aux remarques -bienveillantes- du GAD, c'est aussi super-utile pour faire connaissance entre nous. Tout le monde a su que j'étais commercial dans l'informatique. Quand je me suis présenté, " C'est comme Pascal " a fusé de toutes ces têtes inconnues.
Le Pascal en question était un membre du GAD qui venait de retrouver un emploi.
Mes nouveaux amis « Gadiens » avaient insisté pour que je prenne contact avec lui. Moi, je ne connaissais pas cette personne. Comment pouvais-je l'appeler ? Et pour lui dire quoi ? Et je n'avais aucune envie d'em...bêter quelqu'un que je ne connaissais pas. Et même si je le connaissais ; on n'ose pas forcément faire appel à son réseau. Mauvaise réflexion.
L'animateur du GAD (merci Thierry) a pris l'initiative de l'appeler par téléphone et me dit, lors du GAD suivant, que Pascal attendait mon appel, me forçant ainsi à prendre contact avec lui.
J'ai pris contact avec Pascal, qui m'a proposé de déjeuner ensemble. Nous nous sommes retrouvés dans un restaurant quelques jours plus tard, à proximité de son bureau, avons discuté de ses activités, de mes recherches. Cette personne m'avait accordé du temps, s'était intéressée à ma problématique, avait même insisté pour m'offrir le déjeuner (alors qu'elle ne me connaissait que depuis quelques minutes). Belle générosité de sa part, tant financière qu'humaine. Ça fait chaud au cœur.
Ce déjeuner m'avait donné une pêche ! Mais une pêche !
Quelques jours après, je signais pour un super-poste dans une société (où je suis resté douze ans). Merci encore à toi Pascal.
Le fait d'avoir le moral fait beaucoup sur nos capacités à nous vendre lors du processus d'embauche.
Ayons au passage une pensée pour les animateurs de GAD. Ceux-ci sont des chercheurs d'emplois, comme nous. Malgré leurs soucis (d'emploi, du quotidien... personne ne manque de soucis), ces animateurs font leur possible pour épauler d'autres personnes. Ces autres personnes avec qui ils n'auraient pas eu forcément d'affinités particulières en temps normal. Nous sommes ici en présence d'un beau sentiment d'altruisme.
Et comme Barbara terminait sa chanson : " Et sans prévenir, ça arrive... La joie de vivre "